LA RIGUEUR VERTICALE DE JACQUES COULAIS

Par Marino Buscaglia et Eric Winarto, peintre lui aussi et commissaire de “L’Utopie picturale”, exposition inspirée par Jacques Coulais

Passage 1

Combien de peintres ont dépassé la pesanteur par le travail du pinceau et se sont exilés dans l’horizon sans fin de la toile blanche qui leur faisait face, pour y recréer, plus loin en nous, des mondes plus vrais, plus denses, plus terribles. Jacques Coulais échappe à son immobilité obligée et c’est par le jeux d’une mécanique roulante qu’il inscrit sur le sol ce trajet cent fois repris ; les roues maculées de couleurs tracent les demi cercles d’une errance tragique, le croisement des routes de nulle part qui nous entrainent vers la justesse d’un geste imprévu. Rencontrer l’imprévisible infini au sol, habiter l’inhabitable, du côté de la toile couchée, voilà la rigueur verticale et la dignité que Jacques Coulais nous impose dans le vertige et l’allégresse d’une générosité sidérante.

Marino Buscaglia et Eric Winarto, 8 octobre 2013

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